Réunion Extraordinaire du Comité de Direction du PEAC : Adoption du Plan d’Action et du Budget Révisés 2025

Le 31 juillet 2025, à Malabo en Guinée Équatoriale, s’est tenue une réunion stratégique du Comité de Direction du Pool Énergétique de l’Afrique Centrale (PEAC). Cette rencontre, organisée en format hybride (présentiel et virtuel), avait pour principal objectif l’adoption du plan d’action révisé et du budget 2025, en conformité avec les nouvelles orientations stratégiques adoptées en mars 2025 à Kigali.

Cette réunion avait pour objectifs d’examiner et d’adopter le plan d’action et le budget révisés de l’exercice 2025 du Pool Énergétique de l’Afrique Centrale, conformément à la Recommandation N°327/CD/PEAC/2025 du 07 mars 2025 de Kigali portant révision générale du plan d’action et du budget de l’exercice 2025.

Le plan stratégique 2025 du PEAC comprend désormais 17 actions prioritaires, structurées autour de cinq objectifs majeurs :

      1. Développement des projets régionaux (infrastructures électriques, schéma directeur, etc.) ;
      2. Renforcement des capacités techniques et humaines du PEAC et de ses partenaires ;
      3. Appui à l’opérationnalisation de la CORREAC, l’organe de régulation ;
      4. Harmonisation des règles techniques et commerciales à l’échelle régionale ;
      5. Mobilisation de financements pour les projets d’intégration énergétique.

Ce plan vise à concrétiser les ambitions du PEAC dans la mise en œuvre d’un marché régional intégré de l’électricité.

 Le budget 2025 du PEAC repose sur trois axes essentiels : i) Une note de présentation clarifiant les enjeux ; ii) Le budget révisé pour l’année en cours ; iii) La contribution des sociétés membres. Ce budget, équilibré en recettes et en dépenses, s’élève à 3 899 577 791 FCFA, soit environ 5,94 millions d’euros.

L’augmentation de 27,3 % par rapport à l’année précédente s’explique principalement par l’ajustement des priorités du plan d’action à la lumière du Plan d’affaires stratégique 2025-2028, ainsi que par l’intégration de nouveaux besoins logistiques, comme l’acquisition de matériel roulant et le renouvellement du parc informatique. Ces investissements visent à renforcer la performance et la modernisation du PEAC.

À noter que cette révision n’impacte pas les contributions financières des sociétés membres pour l’année 2025. À l’issue des échanges, le Comité de Direction a validé ce budget révisé, confirmant le montant global de 3 899 577 781 FCFA, soit 5,94 millions d’euros, une réduction de 37,5 % par rapport à la version initialement proposée à Kigali lors de la 26ᵉ session du Comité de Direction.

Lors de la réunion, le Secrétaire Permanent du PEAC a présenté le nouvel organigramme de l’institution, récemment validé le 20 juin 2025 à Luanda (Angola) par le Sous-Comité Technique Spécialisé « Énergie » de la CEEAC. Cette mise à jour organisationnelle marque une volonté de modernisation et de clarification des rôles au sein du PEAC.

Autre annonce majeure : le Gouvernement de la République du Congo, à travers la société E²C.SAU, a mis à disposition un terrain de 6 000 m² pour accueillir le futur siège du PEAC. Une initiative saluée comme un pas concret vers une institutionnalisation renforcée de l’organisation régionale.

Photo de famille de la réunion Extraordinaire du Comité de Direction du PEAC

Le Comité de Direction du PEAC a exprimé sa profonde gratitude à deux chefs d’État pour leur engagement en faveur de l’intégration énergétique en Afrique centrale : S.E. Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, Président de la République de Guinée Équatoriale ; S.E. Denis Sassou Nguesso, Président de la République du Congo. Le comité a également salué l’appui du gouvernement équato-guinéen et l’organisation sans faille assurée par la société SEGESA et son équipe locale.

SOCIÉTÉS MEMBRES

Accompagner le Pool Énergétique de l’Afrique Centrale à valoriser l’énorme potentiel hydroélectrique de l’Afrique Centrale pour satisfaire toutes formes de demandes en électricité au sein et en déhors de l’espace CEEAC, via des boulevards énergétiques interconnectés et des marchés de libre-échange électrique.